( 24 avril, 2012 )

La fille publique

Victor Hugo m’inspire ces vers,

Selma son dessin.

 

La fille publique l’appellait-t-on,

Pour ne pas dire prostituée,

Elle était la honte incarnée,

Et baissait les yeux au passage de ses patrons.

 

Elle n’a pas eu le choix,

La misère guidait ses pas

Vers une maison sinistre,

Où trainaient avocats, étudiants ou même ministres.

 

Lorsqu’on la croisait dans la rue,

Elle se détournait,

Peut-être par peur que l’on perçoive

Tout ce qu’elle ressentait.

 

Ses cheveux reflétaient encore sa jeunesse,

Mais au fond d’elle,

Son enfance volée

La tourmentait plus que sa vaillance frêle.

 

Au fil des siècles,

Il y a toujours eu des filles comme elle.

Mais la misère est telle,

Qu’elles y sont contraintes.

 

Si on ouvrait les yeux,

Des gens comprendraient peut-être

Qu’elles ne s’en sortiront

Seulement si de l’aide on leur prête.

CLara COrnélia

Une fille quelconque.

Une fille quelconque

4 Commentaires à “ La fille publique ” »

  1. CLara COrnélia dit :

    Voilà un petit poème pour combler le vide actuel. Encore une fois, c’est juste pour accompagner un dessin de Selma. Je l’ai fait ce soir même, désolée s’il y a des incohérences. Je l’ai écrit suite à ma lecture de Claude Gueux.

  2. BlackNat5937 dit :

    Enfin du nouveaux :)
    Beaux poème et très joli dessin , et ça fait du bien de nouveaux texte .

  3. Calixta dit :

    très joli poème et très joli dessin même si la fille du dessein ne me fait pas penser à une fille publique, mais plutôt à une ado perdue dans ces pensées.

  4. CLara COrnélia dit :

    Merci :)
    Oui c’est vrai, à la base, ce dessin représente une ado ;)

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