( 17 février, 2012 )

Le persan

16h59…17h00 ! TUDUDUDU, la sonnerie  de fin des cours!

Bonnes vacances ! criât le prof, dans le brouhaha et les cris de joie poussé par notre classe.  Nous sortîmes en courant, criant, hurlant…nous étions comme fous. Puis, nos cris se mêlèrent à ceux des autres classes!                                                                                                                                                                                                           Enfin, après un mois et demie de cours, enfermés dans l’internat, nous étions libre! Nous nous ruâmes vers le portail, trop pressés de sortir.   Et quand les surveillant ouvrirent les grilles, nous nous précipitâmes, scandant d’une même voie « VACANCES! VACANCES! VACANCES!

Plus de 900 élèves criant, riant, se précipitant vers les parents, venus cherché leurs enfants.  Je rejoint ma mère,  lui sauta dans les bras et l’embrassa, ah que j’étais contente de la revoir! Elle essayait de me parler, mais dans ce brouhaha, ce n’étais pas possible. Soudain, nous entendîmes un cris, un hurlement perçant. Nous regardâmes tous dans la direction du cri et vîmes  des lycéens, des centaine de lycéens, se précipitant sur nous en lançant quelque chose que je ne pus identifier. Après quelques secondes, je me rendit compte que c’était des œufs et de la farine.  affolée, je me tournai vers ma mère qui me criât:

« Cours, cours!  »

Et sans attendre ma réponse, elle m’entraina dans une course folle.  Puis, enfin arrivées à la voiture, je remarquai que des lycéens nous avaient suivi. Sans plus attendre je m’engouffrai dans la voiture et ma mère démarra à toute vitesse. Me tournant vers elle, je lui demandai :

« -C’était quoi ça?

-C’est le Persan, tu sais bien, les cent jours avant le bac. m’expliqua-t-elle

Mon dieu, le Persan, comment avais-je pu être aussi bête, pour l’avoir oublié, chaque année c’est la même chose, pendant deux semaine on nous rabâche qu’il faut faire attention avec le persan et le jour venu, j’oublie complétement.

                                                                                                                                 Calixta Lucifera

 

( 16 février, 2012 )

Absence

 

Le temps d’aimer,
Le temps d’espérer,
Le temps de peser,
Cet amour inanimé

Et derrière toi,
Je perçois ta peur,
Ton incroyable effroi
Une grande douleur

Je rêve de te voir,
Je rêve de t’aimer,
J’aimerai te percevoir,
J’aimerai t’emporter

Avec moi, pour toujours,
Avec moi, mon amour

Calixta Lucifera

( 15 février, 2012 )

Les couleurs

 

le blanc me dit « courage »
et le voilà qui vogue dans les nuages
le rouge me dit « amour »
et deux enfants s’aiment pour toujours
le vert me dit « calme  »
et la douceur il clame
le noir me dit méchanceté
et les grands et les petits il va embêter
le bleu me dit « paix »
et il va combattre « je te hais »
le jaune me dit » bonheur  »
et il s’en va de bonne humeur
                                                                                          
                                       Calixta Lucifera
( 14 février, 2012 )

L’Attention

L’Attention,

Celle qui permet d’écouter les autres 

qui apporte une précieuse aide

qui contient tellement de fonctions 

en elle que le poids de nos problèmes

peut la rendre moins efficace,

mais pas pour autant inutile. 

Lucie Lacoste 4ème G 

( 14 février, 2012 )

Horizon

Horizon, 

Ligne irréelle, qui recule au file de notre Route

Nous perdant ainsi dans l’imaginaire

à tout jamais dans son souvenirs

C’est une limite entre le soleil et les êtres humains

Là où la lumière s’estompe

où nos rêves commencent.

C’est cette folie intérieure qui nous pousse à l’impossible

ou qui peut tout aussi bien nous arrêter.

Lucie Lacoste 4ème G  

( 13 février, 2012 )

L’oeil de l’inspiration

L'oeil de l'inspiration

Regardez-le intensément

( 12 février, 2012 )

Tournage

C’est avec frayeur que je lâchai la corde, et descendis dans le tunnel noir de la mine.
Des chauves-souris émergeaient en groupe de l’obscurité, en lâchant des cris stridents ; leurs corps planaient dans le peu d’espace qu’offrait le sous-terrain. Je brandis ma lampe torche, me couvrant les yeux, j’étais éblouis par la forte lueur qu’elle provoquait.
Mes ballerines étaient trouées, à cause de la longue chute que j’avais entrepris dernièrement. Il y avait des obstacles partout, et je ne retrouvais pas tous mes sens, la vue était très faible, l’odorat ne donnait plus aucun signe d’utilisation, le toucher était, lui, intact. Du vent s’engouffrait dans les mines ; mais j’étais pourtant là pour quelque chose. Je devais à tout prix la retrouvée. Sinon… !!!
Mais ce serait trop beau si elle pouvait encore émettre un son, m’envoyer un message vocale (ah non, évidemment : ça ne capte pas), les appels sont limités et je peux perdre du réseau très facilement. Même un petit bout de bois pourrait m’aider ; il faisait froid, je ne pouvais que compter sur moi-même désormais.
Un vieux panneau abîmé et plié en deux gisait sur les graviers : Attention, chute de pierres. Un risque d’éboulement? Il ne manquerais plus que ça, tiens. Il suffit d’une onde de choc pour produire cette catastrophe, et c’est ce qui manque ici ; je suis sans danger. Pourtant, cette inscription abritant le mot : chute, me faisait frissonner ; il est bien étrange que… Clic ! Zut, ma lampe! Rallume-toi… Il n’y a plus de piles c’est ça? Mais c’est un bien mauvais moment que tu as choisis pour me lâcher, toi… Allez, allume-toi je te dis… Marche!!! Eclaire-moi, s’il te plaît, vite… !!!
J’avais froid, j’avais faim, j’avais soif, j’avais sommeil… Rien de bon pour pouvoir continuer la recherche. Si ça se trouve elle est déjà morte ; elle ne reviendra pas là-haut… En plus, je me l’étais déjà dit, je suis trop jeune pour ce genre d’expédition dans Les Profondeurs. Je serais quand même plus rassurée si quelqu’un était venu avec moi… Mais non, il faut que je me débrouille toute seule, comme une pauvre petite fille.
Dans le noir, je n’arrive pas à réfléchir, il me faut une vue imprenable sur l’endroit qui m’entoure ; de peu que je me souvienne il y avait des murs de pierres, des stalagmites, encore des murs de pierres, des crevasses, des graviers, de nouveau des stalagmites… ça ne m’avance à rien… Je vais mourir, ici, dans un endroit inquiétant, et qui plus est, inconnu et désert, qui n’abrite plus d’âme humaine.
Espèce de sale lampe torche !!! Baaam… Oups! Après avoir balancé cette saleté de lampe (qui était censé me seconder), je produis une onde de choc, onde de choc égal : bruit, bruit égal : tremblement, tremblement égal : éboulement, éboulement égal : pierres, pierres égal : lourd et gros, gros égal : écrasement assuré, assurance n’est pas dans mon vocabulaire… Donc, verdict : je vais me faire écrabouiller par de gros rochers… Je retire ce que j’ai dit : je suis en danger !!!

Crac, Bam, Boum Blaaam……….. !!! 

… Ouille ! C’est fini ? Ouf! J’ai des pieds… ? Oui, ils bougent, j’ai mes jambes… ? Ok ! Ma tête, mes cheveux, ma bouche, mes yeux… ?? Tout y est! Par contre j’ai mal… Ma… Ma main ! Elle est coincée sous une pierre !!! Non !!! Mais… Aïe… Oh mais c’est pas vrai… Je… Crrr !!! J’ai plus assez de force pour soulever ce gros machin… Aïe !!! Oh, mais non, c’est pas drôle, je veux bien jouer l’héroïne perdue dans un tunnel qui cherche désespérément sa maman, mais… Pas la victime qui va finir sa vie dans un trou perdu !!!
J’en ai assez, je ne joue plus !!!

- Mais, Laura, elle était parfaite cette scène, tu nous la refais ?
- Non, il faut automatiquement que la petite fille se coince la main sous ce truc ?! C’est une histoire trop banal, je parie que sa mère va arriver en boitant parce qu’elle s’est blessée… Et elle va soulever le rocher, et puis tout se termine bien !!!
- Arrête ce caprice. Tu lis le scénario, tu reviens quand tu seras calmée !!! File dans ta loge… 

 » Je ne vais pas passez cent ans ici ; il faut que je me dégage de là, elle doit être en train de souffrir comme moi, à cette heure-ci. Je fis un volte-face complet, et tira sur mon bras, tira, tira… Mais c’est sans espoir ou quoi ? Mais tu vas te soulever, oui ? Espèce de ***** de rocher de ***** ???
J’ignorais l’heure qu’il était, j’ignorais ce qu’il m’arrivait, mes yeux ne s’habituaient même pas à l’obscurité, tout est fini… fini !!! Les rires, la lumière, je ne reverrais plus rien de tout ça… Même le bruit de ma machine à laver qui s’ébranle toute la nuit, elle me manque déjà… Et mon lit, mes affaires… Disparaîtra de mes pensées !!! Quand j’y pense, j’ai encore mon portable… Ce serait trop beau si… !!! Oh mon dieu, oui, ça capte à cet endroit!
Je pourrais appeler de l’aide : Samuel fera très bien l’affaire ! Mais tout seul il n’arrivera pas à soulever le rocher, il me faut aussi : Martin, Benjamin, Margot et Souana. Il faut un groupe qui aille chercher ma mère : Matthieu, Clara, Camille et Antoine. Pour apporter le matériel de secours : Chloé, Valentin, Camélia et Baptiste. Pour les soins : Guillaume, Théa, Eloïse, Calixta et Bilel. Il me faut des équipes de vérification des lieux : Wendy, Nathan, Hugo et Bruno. Il manque encore… Autant ramener tout le monde : Grégoire, Selma, Félix, Benjamin… »

- Mouais… Ce n’ai pas mal comme fin (je n’ai même pas tout lu, mais ça m’a l’air convaincant)
- Tu vois ? Il n’y a pas vraiment de fin heureuse.
- Et la mère ? On la retrouve ?
- Bien sûr. Mais Laura remercie tout le monde qui l’a aidée, elle aura un bandage jusqu’à la fin du film, mais on fera apparaître toutes les personnes dans deux ou trois scènes.
- Vous voulez une fin émouvante ? Moui… Pas mal en effet. Je veux bien continuer le tournage, mais les personnes qui font les rôles secondaires… ? Elles existent vraiment? Je veux dire, c’est leurs vrais noms ?
- Oui, ils enseignent au collège Alain Fournier à Bordeaux. Tu peux les remercier, Laura, car c’est grâce à eux que tu continue à jouer dans le film. Si tu es d’accord, on pourra aller à Bordeaux, on leurs remettras un prix. Tu peux être fière d’eux et leurs faire un : grand-merci !!!
- MERCI A TOUS, MERCI DE M’AVOIR SOUTENUE !!! 

FIN

 

 

PS :  Voici le message que je voulais faire passer à la classe, merci !!

Lucie Lacoste 

( 10 février, 2012 )

Espoir

Ils étaient accoudés sur la rambarde d’escalier; mais que-ce qu’une petite fille peut faire à quatre grands géants ?
Il se trouvait aussi que cette panique ne dura pas longtemps ; une cigarette s’envola dans le vent de minuit.
Ce n’était pas un signe d’absence soudaine, je les voyais s’approchait vers moi, doucement d’abord, puis de plus en plus vite…
Leurs souffles s’accéléraient, leurs chaussures épaisses frappaient le sol avec une force que je ne peux égaliser, même mes petites jambes ne me le permettent pas. Ce serait trop facile de s’enfuir et de se réfugié dans un buisson ; mais cette histoire n’est pas si triste que ça…
C’est vrai que malgré les apparences nous avons envie de quitter ces lignes vites, et ne plus jamais les revoir. Mais s’il vous plaît, restez jusqu’au bout, je vous promets d’essayer de faire des efforts, et de m’échapper… Je suis ici pour vous, n’est-ce pas? Alors me faire tuer aussi vite, ce serait vraiment dommage, vous ne croyez pas?

La rambarde d’escalier, les escaliers, le mur, une fenêtre, une porte, un couloir… je courais dans les locaux pour échappais aux griffes de mes agresseurs… Mes petites bottes résonnaient dans ce grand bâtiment vide! C’était atroce, il faisait tout de même nuit noire.
Ahn ouf… Je suis fatiguée! Vous êtes toujours là? Oh c’est super… Je préfère vous savoir là; si je suis vraiment seule je ne risque pas de m’en sortir. Si vous n’aimez pas cette histoire trop banale, je vous conseille alors de sortir, même si je serais seule dans cet univers un tout petit peu… Inquiétant!

« Donne moi tout ton fric… Allez, Gamine, j’aime pas attendre! »
Oui… ? Non… ? …
« Je n’aime pas répéter non plus, alors tu vas goûter à la lame de mon couteau… »
… AH! Heu… Mais je n’ai que 10 ans, soyez sympas…
« A 1, je sors le couteau. Tu as l’air de t’en moqué? Bien. 2! Je pointe la lame vers toi. Toujours pas? Alors… A 3!!! »

 

- Emilie, arrête là télé tout de suite!
- Oh non, j’en étais au moment fatidique! Il allait planté le couteau dans la petite fille… !!! 

« Tu n’oses pas te rendre n’est-ce pas? Je n’aime pas les meurtriers… »
Vous en êtes un non? … Je ne lui ai pas encore donner l’argent… Que dois-je faire? Si je m’enfuis il me ratrappera très vite…
« Si tu me donnes ton fric, je te révèle ce que ta mère fais quand tu as le dos tourné… »
- Vas-y… Dis le moi avant, et je te donne ce que j’ai!
 » Ta mère a… » Kwizzz…

- Oh mais Maman tu exagères, je te déteste!!! 

 

 

FIN

Lucie Lacoste

( 10 février, 2012 )

Révérence


Dans un monde aléatoire comme le nôtre,

Il faut se tenir à carreaux,

En présence des autres,

Il ne faut point dire mots.

 

Sous peine de créer des maux,

On ne doit plus rien dire,

Au risque de se faire haïr

On préfère rester clos.

 

La liberté d’expression dit-on !

Qu’importe lorsque l’on n’en tient pas compte.

 

Ce poème est pour tous ceux qui s’y reconnaitront ;

Certainement moi-même me reflète à travers cet énoncé,

J’y mets tous mes regrets

Et mets un terme à toute conversation.

 

Pourquoi ?

Car dans un monde d’aléatoires, et de lunatiques comme le
nôtre,

La discussion est incertaine,

Face à ceux qui font les bons apôtres,

L’imagination est vaine.

 

Alors on souffre de l’intérieur,

On n’ose guère se dévoiler,

On regarde passer les heures,

Délecté de toute animosité.

 

C’est triste de garder tout pour soi,

Surtout lorsque ce que l’on a à dire est constructif,

C’est affligeant de ne pouvoir définir,

Le fond de ses pensées.

 

L’épée de Damoclès est au-dessus de ma tête.

Je dis un mot de travers,

Fin de cette historiette,

Fin de mes insoutenables vers.

 

CLara COrnélia

Petite musique qui je trouve répond à ce poème, Clara, libre à toi de le laisser ou pas, c’est ton poème après tout :

( 9 février, 2012 )

Titanic

    « J’étais comme dans un rêve lorsque le Titanic prit la mer, avec nous en tant que passager. Je disposais d’une cabine de première classe ; mon épouse et moi avions organiser ce voyage pour son cadeau d’anniversaire. Elle était fière !

Nos lits étaient d’une rare propreté, les draps n’avaient jamais étaient utilisés, je sentais la peinture fraîche et l’odeur salée des quais ; nous étions prêts à partir !

Une aventure que je n’oublierais jamais…

Le bateau magistral que l’on surnommait le Titanic mit les voiles ; nous tanguâmes de temps en temps en circulant dans les couloirs, c’était du luxe ; Myriam me tenait la main, et souriait. C’était magique, je n’arrivais toujours pas à croire que ceci était vrai.

Plusieurs passagers transportaient encore leurs valises, des enfants couraient partout… Quel vacarme, je n’entendais plus ce que me disait Myriam ; mais peu importe, je voyais déjà la grande porte vitrée qui donnait sur la salle à manger !

 

Mes couverts soigneusement disposés, je piochais dans la petite assiette en argent, du caviar, un bout de toast, je tartinais tout çela avec élégance, me servais un peu de soupe ; j’étais aux anges, les serveurs étaient d’une extrême politesse, je ne pouvais pas rêver mieux…

Nos tables étaient nappées d’une grande étoffes blanches, une centaine de personnes pouvaient entrer dans ce grand espace, nous avions une vue imprenable sur l’océan, le soleil se couchait, je ne voyais presque plus ses rayons.

Une brise calme me faisait face, que c’était agréable… Myriam rigolait avec son voisin ; tout va bien !

Un petit pavillon surmontait le paquebot, c’était – en le prenant – de longues minutes de tranquillité, ce n’était qu’un rêve c’est sûr, mais j’en doutais encore.

Les jeunes femmes, le vent qui me soufflait au visage, tout était bien réel ; mais ce serait terrible si cela disparaissait, ou encore pire, si cela se transformait en cauchemar !

A perte de vue : l’océan ! C’était d’une magnificence… Le soleil se couchait, j’avais totalement oublié mes inquiétudes et mon insupportable stress. Myriam était à côté de moi, et se morfondait d’impatience à l’idée de manger une grande assiette de homards, son plat favori.

Les vagues se courbaient avec une légèreté et une facilité hors normes, ce bleu, cette écume, elles glissaient sur la surface, tout n’était qu’élégance et empli d’un espoir extraordinaire. Je rêvais que les jours telles que les nuits se déroulent à la perfection ; le paquebot avancait à une vitesse incroyable, ce voyage devenait magique, cela m’en coûter de le penser, mais cette aventure s’arrêtera tôt ou tard.

Myriam passa son bras par dessous le mien, et d’un mouvement de tête m’emmena dans le Grand-Salon.

Toutes les discussions les plus insolites, que cela soit politique ou économique, les hommes se réunissaient autour d’un Brandy ; les femmes devaient s’occuper dans leurs cabines, ou ailleurs. Du moment qu’elles n’embêtaient personnes ; personnes masculines, ceci est compris dans les deux sens.

Nous dégustâmes avec joie les homards rouges et brûlants ; c’était divin, j’apercevais mon épouse rire aux éclats, se contentait de s’essuyer les doigts après chaque décorticage de carapace.

La lune, ronde et belle, elle le sera toujours…

Je ne savais plus ce que j’avais fait pour me retrouver en face du Capitaine, il avait l’air surpris et se contentait de hochait la tête de temps, je ne comprenais plus ce que je disais.

(J’avais sans doutes dû abuser de Brandy, j’étais saoul)…

Je ne voyais plus Myriam, elle devait peut-être se trouver dans sa cabine en train de bavarder avec Molly Brown (bonne voisine que l’on retrouve au Grand-Salon) c’était très dur de me contrôler.

Le matin, je gisais sur mon lit, les couettes défaites, mon oreiller sur le sol, je n’avais pas de pyjama, j’avais des cernes impossibles à imaginer, Myriam n’était toujours pas revenue dans la chambre, aurait-elle passée la nuit dans la cabine de quelqu’un d’autre ?

Le matin fut mouvementé, je me levais péniblement…

Quand M. Brown m’attira dans le couloir de l’équipage ; en me disant que le commandant voulait me voir. Pourquoi ? Elle m’avertit avec un haussement de sourcils que je devais m’attendre à une mauvaise surprise…

« Vous avez demandez l’ordre d’allumer les dernières chaudières. Vous avez menacé le capitaine car il refuser d’écouter vos ordres déplacés. Vous aviez abîmer la barre de commande… Les dégâts que vous avez causés sont inexcusables. »

Ce qu’avez dit le commandant Moody m’avais bouleverser au plus au point. Faire cela ? Moi ? Je n’en croyais pas mes oreilles, il fallait à tout prix que je demande au Capitaine de ralentir…

Moi qui croyais que ce voyage agirait sur mon stress et mes nerfs…

On me rapporta de la part du lieutenant qu’il était impossible pour l’équipage d’éteindre les chaudières, car ils étaient peu nombreux, et que le gouvernail était trop petit. Zut !

Je sortis de la salle de commande en me tenant au barre de sécurité ; je ne trouvais pas Myriam, où était-elle passé ?

Je ne faisais attention à rien ; je butais sur des chaises longues, bousculais des gens…

Le temps passé, déjà trois jours que nous étions partis, je m’enfonçais dans mon lit comme une masse, ce voyage tournait bien au cauchemar… Où partait l’Espoir ?

La nuit s’installait vite, je ne me rendais pas compte du temps qui défilait, Myriam avait disparu du paquebot, et déniait réapparaître… !

Insupportable…

Son lit vide demeuré ainsi dans la nuit comme une parfaite ombre, un espace de lumière laissé là, dans le vide d’une grande solitude…

Je ne devrais pas autant faire de phrases philosophiques sur ce lit normalement basique – mais celui-ci partage une place importante durant cette traversée, à la base, il devait servir à être utilisé par ma femme, par ma chère Myriam, qui, ce soir là, disparue ; peut-être pour toujours…

Les jours se déroulaient…

Les nuits passaient…

Aucun signe d’elle ; je me désespérais, m’avait-elle vu quand j’étais saoul ? Avait-elle eu peur de moi… ?

C’était la première semaine que j’entamais seul. Je ne me posais plus de question sur Myriam, elle doit bien m’éviter.

Je veux bien comprendre qu’elle veuille être seule. J’en n’en dis pas le contraire, sinon, la solitude n’existerais pas si on collerait les gens comme j’essaye de le faire avec Myriam…

Il était vingt-trois heures… Je m’en veux ! Je ne la cherche pas beaucoup en même temps ; ou alors… ? Oh non, je n’ose pas y penser ? Serait-elle passer par dessus la rambarde ? C’est vrai qu’elle est tête en l’air, et qu’elle ne fait attention à rien, mais… Elle à dû s’appuyer à la rambarde et glisser… Mon dieu !

Minuit !

Je sentis une énorme secousse ; mon lit tremblait comme le diable, je fus projeté sur le sol avec une force phénoménale… Ouille !!!

Je me précipitai sur le pas de la porte et l’ouvrit à la volée, le Capitaine hors de lui, passait dans les couloirs très vite, il insultait les lieutenants, et tout l’équipage…

Je ne comprenais rien, puis j’entrevis M. Brown, je courus derrière elle, en marchant à moitié, de peur d’effrayer mes voisins de cabine ;

  • Molly, Molly !!

  • Oh, vous étiez là, je vous cherchez… C’est incroyable, le paquebot a heurté un iceberg…

  • Pardon ? Criais-je incrédule.

  • A cause de votre surplus de Brandy, vous avez ordonnez au Capitaine d’allumer les dernières chaudières, n’est-ce pas ? Ceci fait, le Titanic prit beaucoup de vitesse, le commandant Moody n’avait pas calculer ce changement, il ne dirigeais plus le paquebot, la radio ne nous donnait plus la position des icebergs. C’est terrible ! Oh, mon pauvre garçon…

  • Je… Mais ce n’ai pas ma faute, c’est la faute des gens qui ne prennent pas leurs responsabilités en mains.

  • Vous aviez menacer le Capitaine… Mon cher ami, vous devez aussi prendre conscience de vos actes vraiment déplorables…

  • Où en est le paquebot… ?

  • Il s’est arrêté… A continué Molly B. ; l’iceberg à transpercer la coque ; Mr. Andrews est venu pour évaluer les dégâts, je viens juste d’apprendre que le paquebot va couler dans une ou deux heures environs. L’équipage à été évacuer, ils sont dans le Grand-Salon… Avez-vous trouvez Myriam ? Pour lui apprendre cette affreuse nouvelle…

  • … Non je la cherche depuis une semaine, elle n’est toujours pas revenue dans la cabine.

En effet, l’équipage se trouvait dans le Grand-Salon, accompagné des lieutenants et demandé à tous les passagers de sortir sur le pont. Ils commençaient à descendre les canots de sauvetages…

Malheureusement, il n’y en avait pas assez pour tout le monde, je comptais douze canots, nous étions deux milles six cents à bord.

Mais chacun de ces canots pouvait supporter soixante douze personnes. Je remarquais Molly B. affaissé contre un mur, le grand Escalier principal demeuré ainsi, supportant la panique des passagers…

J’étais bien d’accord, cela tournait au cauchemar !!!

Après vingt-minutes dehors, le Capitaine lança des fusées de détresses, je voyais le Titanic se pencher à vu d’œil…

Les femmes montaient les premières à bord des canots , les enfants se séparent de leurs pères pleurant dans leurs bras, affectés de cette brutale séparation, peut-être un « sans-retour » finalement…

J’étais de marbre, faisant glissé mon regard sur chaque famille en pleurs ; ils en étaient à douze personnes. Seulement douze !!!

Le commandant lâcha un : « faites coulisser les câbles !!! », j’étais scotché… Le premier canot partait avec si peu de monde, je me disais que toutes les vies ici présentes ne seront pas toutes secourues…

L’eau montait, ou plutôt se rapprochait à une vitesse incroyable…

  • Nous n’avons que deux heures…

  • Pardon… ? Chuchotais-je avec un air de mélancolie dans la voix.

  • Il ne reste que deux heures avant que le paquebot soit engloutit par les eaux. Venez, je doit vous accompagnez vers votre femme !

  • Ma femme ? Vous l’avez retrouvée ?

Je m’infiltrais dans le Grand-Salon… Myriam se tenait là, d’une pâleur qui m’inquiétais… Elle était immobile.

Je ne devais pas prononcer son nom, sinon je tomberais en larme à ses pieds ; je la voyais me sourire, peut-être pour me montrer qu’elle vivait encore.

Je partis avec elle en direction d’un canot, je ne voulais pas lui poser de question sur son absence non-justifiée.

Quand je fus assez près d’elle, et que les personnes se rassemblaient en paquet devant les divers embarcations, elle me chuchota :

  • Je suis enceinte de 9 mois… De toi !

Ce mot me fit reculais, je me retournais avec une vitesse que je ne pus mesurer moi-même, elle s’écarta et courus à toute jambes vers les barres de sécurité.

Myriam, attends, où vas-tu ? Myriam !

Le deuxième canot fut dans l’eau, il comportait cinquante personnes. Il en fallait plus si on voulait secourir tout le monde.

Il en fallait bien plus… Pour que les pères abandonnés puissent rejoindre leurs familles, en mode : danger, il fallait bien plus de courage à l’équipage pour évacuer les autres, il fallait bien plus d’esprit pour partir à la recherche de Myriam…

J’étais bousculé par beaucoup de monde, je ne me rappelais plus trop de toute cette agitation, il y avait seulement des cris, des pleurs, et cet orchestre, ce joyeux orchestre qui jouait : Orphée avec une élégance indescriptible…

Je m’appuyais sur leurs force et leurs courages pour me tenir compagnie jusqu’à ma mort, entendre leurs notes et leurs crescendo encore, et longtemps ;

Le parquet se craquelait, l’eau montait, montait… On se serait cru dans un film, les fusées de détresses voltigeaient toujours dans le ciel, ce ciel pesant et noir.

Le froid était insupportable, il me mordait le visage, le vent ne voulait pas s’arrêter de souffler, le Titanic sombrait…

Je me mis moi aussi à me pencher en arrière, il était trop tard, il coulait… Les canots furent tous mis à l’eau, mais à son bord, peu de personnes occupaient une place, chacun posséder une place pour trois personnes.

Je suivais les secousses.

Crac !

Oh non ! Pas maintenant ! Non, ne craque pas !

Sous mes pieds, une fissure ! Le paquebot se cassait en deux ! Non ! Myriam, où es-tu ?

J’apercevais les étoiles qui se dessinaient en courbe autour de ma tête, je rêve ! Non, ce n’ai qu’un rêve, pince-toi, tu verras tu te réveilleras dans ta cabine, avec Myriam à tes côtés, tu sentiras son souffle chaud, sa chaleur, la couette t’enveloppant tout entier, tes cheveux se perdant sur le matelas, tes pieds froids se réchauffants petit à petit…

Crac;Cr…

Aaah !!! Non, je t’en supplie, reste immobile… !

Je m’agrippais au pont, c’était la seule plateforme que je pouvais utiliser désormais…

De là, je voyais touts les hommes, ils ne restait plus aucun enfants, plus aucune femmes… Ils étaient en sécurité, eux ! Les cris m’arrachaient les tympans, puis le commandant lança une phrase que moi seul, compris :

« Lâchez-tout, sautez !!! Et nagez !!! »

Nagez ? Nager dans cette eau à 0°C ou alors à 2 ou 3°C… ?

Je ne le voulais pas, je ne voulais pas geler dans l’océan qui recevras en offrandes des centaines de personnes…

BOUM !!!

C’était une autre fusée ?… J’étais frigorifié, mon dieu, je voulais à tout prie que cela cesse… je pleurais mon amour perdu (peut-être au fond de l’océan) ; et moi, agrippé au pont.

Agrippé à la rambarde froide en fer, mes mains étaient rouges, et ne voulaient plus bouger…

C’est le plus monstrueux des cauchemars…

CRAC !!! SPLASH !

Le paquebot se cassa en deux, les grosses cheminées roulèrent sur le parquet, les câbles qui les tenaient cassèrent, les vagues sauvages entraient en contact avec nos poumons, je recrachais tout ce que je pouvais ; eh oui, j’étais bel et bien tombé…

Myriam, il faut que je la trouve ! Tout de suite…

Je nageais furieusement, l’eau était glacé, si je voulais mourir, je pouvais relâcher tout efforts et me laisser happer par les ténèbres…

Je plongeai sous l’eau et en remontant me pris une pagaie. Une pagaie avec écrit sur le manche : revenez-vite, nous vous attendons.

J’étais bien loin du paquebot, qui gisait avec tellement de victimes que je ne pus verser une larme, chaque larmes était une pensée pour chacun.

Mais d’où pouvez venir cette pagaie ? Des canots, évidemment…

Mais il n’y avait aucun canot à l’horizon, ils avaient disparus…

Je voulais me laisser couler, couler au fond des eaux… Mes jambes étaient comme pétrifiés.

Mes mains ne voulaient plus obéir. Oh non, ne coule pas, nage, nage ! Non !

Oh, un bout de pont, le si beau pont tel que je m’en souvienne, orné de décorations incrustés dans le bois…

Je voulais arriver à cette plateforme, la seule qui sois inaccessible d’où je suis, je le voulais… Le voulais plus que tout, pour survivre, pour que cette histoire puisse avoir une fin, pour que cette histoire est un sens, pour que vous puissiez au moins entendre mon « au-revoir » lointain…

Mes jambes, mes jambes elles bougent… elles bougent et s’agitent… !!!

Oui ! Nage, nage tu vas y arriver, allez ! Je pris appuie avec ma main, ouille, ça fait mal… Je sentis une douleur profonde qui parcourus mon bras entier, mes doigts étaient congelés… Non !

Je m’endormis, sur la plateforme, enfin, je crois… Car quand je me suis réveiller, le paquebot avait couler, et plus aucun cris.

Le silence c’était installé, un silence qui me fit horreur, où étaient tous les autres où ils… Oh non, non, non, non !!!

Une centaine de personnes flottaient à la surface de l’eau, morts…

Je… Je…ne savais plus quoi penser.

Je me rendormis…

Un halo fin et lumineux m’abîma les yeux.

« Eh oh » fit un écho ;

Quoi, Eh Oh, tu vois bien que nous sommes tous morts ? Sinon t’es aveugle… Regarde, regarde ces pauvres victimes qui sont là, à cause de vous qui ne sont pas arrivés plus tôt, admirez votre bêtise !

« Eh Oh, nous sommes là »

Personne ne viendra vers vous, nous sommes congelés, t’as pas compris ? Congelés !!! On ne bougeras pas !!

« Répondez, répondez moi… »

Je ne répondrais sûrement pas à toi, après le désastre que vous avez fait…

Je me débattais, sur mon gilet de sauvetage, je pus remarquer un sifflet rouge…

Vous avez eu tous la même idée que moi ?

Je sifflai le plus fort que je pus, aussi fort que mes poumons et mes forces le permettait, je voulais être en vie, je voulais qu’on me sauve…

Bien plus tard, un bateau de secours arriva pour accueillir les canots…

Le Titanic, au fond de la mer, avait sombré…

J’eu droit à eu une couverture.

Elle était chaude…

Myriam, où étais-tu pendant la catastrophe… ?

Je cherchais partout du regard une jeune femme brune aux cheveux longs et ondulés, des yeux bleus et des tâches de rousseurs sur le visage, des mains fines et elle est assez petite.

Voilà la description que fis aux quelques lieutenants qui se tenaient sur le pont.

Ils secouèrent la tête… Oh non, Myriam…

  • Ouin, ouin !

  • Chéri, dis bonjour à ton père…

FIN

Lucie Lacoste 

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