( 1 février, 2012 )

L’immeuble d’en face

Tu regardes l’immeuble d’en face.

Je suis assis sur la terrasse d’un café ;

Tu es dos à moi

Et tu contemples ce qui s’impose à toi.

Tu patientes, mais tu n’attends rien.

Tu rêves, tu imagines, tu inventes.

 

Quand tu regardes l’immeuble d’en face,

Tu peux tout t’imaginer.

Les propriétaires, sont-t-il avares et grincheux ?

Se pourrait-t-il qu’ils soient des êtres bouleversants ?

Ou peut-être même choquants ?

 

Mais, tu regardes l’immeuble d’en face

Et tu es loin de savoir ce qui se passe réellement à
l’intérieur.

Tu  plisses les yeux,

Une forme vient de bouger derrière le rideau

Alors tu te lèves ; simple curiosité.

 

Tu marches vers l’immeuble d’en face

Tu tends ton bras vers le rideau

Et le lèves.

C’est un taré qui se prend pour Marilyn Monroe.

Rien d’intéressant.

 

Tu ne regardes plus l’immeuble d’en face ;

Maintenant que tu as découvert son secret,

Il ne t’intéresse plus.

Alors je ne vais pas m’approcher,

De peur que tu ne découvres, mon secret.

CLara COrnélia

( 31 janvier, 2012 )

Le port aux ivrognes

Avec rage j’écris ces mots

Qui ne me coûtent qu’ignominies,

Mais que ferais-je pour clamer

L’horreur de cette vie.

 

Elle était sur le port,

Le port aux ivrognes,

Mon port à moi,

Mon piètre chez moi.

 

Elle courait,

A ses trousses des fous,

Leurs mains en avant

Pour agripper leur joujou.

 

Je voyais cela

Empli d’une rage impuissante,

Ç’aurait pu être moi,

Un de ces hommes à la tenue navrante.

 

Alors j’écris ce que je pense,

Derrière moi des clameurs,

Encore ces offenses

Qui font le malheur

D’une pauvre femme au grand cœur.

 

Mais écrire ne les arrêtera pas,

Quelle bande malfrats !

Sous les huées de gamins ivrognes

J’empoigne l’eau de cologne,

La déverse sur le bar ;

Que je quitte ce cauchemar.

CLara COrnélia

( 30 janvier, 2012 )

Monologue

Les mots sont sans retour.

On a beau tendre l’oreille,

Ils ne reviendront pas.

CLara COrnélia

( 29 janvier, 2012 )

Le livre des réalités

Le livre est devant elle,

Sur l’étagère ;

Elle n’a qu’à tendre le bras

Et le coincer entre son pouce et son index,

Comme elle le fait si souvent.

Mais une force contraire la retient ;

Son titre est inscrit dans ses yeux

Comme tachés à jamais ;

Sa tranche est comme lointaine et proche à la fois

A portée irréaliste.

Non ! Ne t’en va pas.

Elle a crié,

Le son est sorti de sa bouche

Ou plutôt de son cœur

Avec une puissance inouïe.

Le livre est toujours là,

Il semble la fixer et la narguer

Du haut de ses quelques pages.

Mais elle sait,

Elle sait qu’elle vient de trouver,

Coincé entre Zola et Maupassant,

Le livre des réalités.

De CLara COrnélia

( 27 janvier, 2012 )

Petite présentation

          Bonjour, ce blog a été créer suite à la création d’une rédaction exceptionnelle d’une élève de notre classe. Sur ce blog, nous partagerons nos textes que vous pourrez lire, apprécier et critiquer (critique  positive ou négative). Je  souhaite une bonne lecture à  tous nos visiteurs.
1...34567
« Page Précédente
|